Participantes

Aya Jebran
Aya Jebran

MAROC

Aya Jebran

Aya Jebran est diplômée de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle, section interprétation, et étudiante en master « Théâtre et arts numériques » à l’Université Ibn Tofail. Elle a participé à plusieurs projets théâtraux, notamment Ici du réalisateur français Pascal Rambert.

Et au long-métrage Jusqu’à l’aube de Mohamed Zinedine. Elle a coréalisé le court-métrage Les Conseils d’un chat affamé, primé au Festival universitaire Mohammed V à Rabat, et a reçu le prix de la meilleure interprétation pour son rôle de Zineb au Festival du courtmétrage de Marrakech. Aya Jebran anime également des ateliers de théâtre thérapeutique pour étudiantes et lycéennes, convaincue du rôle de l’art comme espace d’expression et de libération.

Les deux Bonnes

LES DEUX BONNES

La pièce «Les Bonnes» (1947) de l’écrivain français Jean Genet est considérée comme l’un des textes majeurs Dans un monde où le réel se mêle à l’illusion, deux servantes vivent sous l’autorité d’une maîtresse à la fois absente et présente, qui les domine même lorsqu’elle n’est pas là. Dans l’étreinte oppressante d’une maison étouffante, le jeu d’imitation de la maîtresse se transforme en rituel théâtral cruel, mêlant désir de liberté et soif de vengeance. À mesure que le jeu s’intensifie, l’imaginaire bascule dans un réel sanglant, révélant les facettes du mal qui sommeille en chaque être humain.

L’histoire n’est pas seulement celle de serviteurs écrasés, elle est le miroir du combat de l’humain face à l’autorité, la peur et le désir. La maîtresse apparaît peu, mais tire les ficelles à distance, comme un mystérieux air de kalimba qui étouffe le rêve tout en le chantant.

Dans cet espace suspendu, une question se pose : le mal naît-il en nous, ou sommes-nous ceux qui le réveillons ? Les Deux Servantes est une interrogation ouverte : qui détient la vérité ? Où commence et où s’achève le mal ? Qui manipule les fils de ce jeu qui pourrait effacer tout le monde ?